Les traitements d’une sclérose en plaques
Pas de guérison définitive
Il n'existe pas à ce jour de traitement qui puisse empêcher la sclérose en plaques de survenir ni de la faire disparaître quand elle s’est installée. Cependant, une prise en charge précoce et multidisciplinaire (médecin, kinésithérapeute, infirmier…) permet d'améliorer considérablement la qualité de vie des patients et de lutter contre les complications de la maladie. La plupart des personnes atteintes de SEP peuvent avoir une espérance de vie très proche de ceux qui en sont indemnes.
Le traitement des poussées
Le traitement standard des poussées aiguës importantes est l'utilisation de stéroïdes (dérivés de cortisone). Les stéroïdes réduisent l'inflammation à l'endroit d'une nouvelle démyélinisation, ce qui permet une récupération meilleure et plus rapide. Le régime des stéroïdes que l'on préfère aujourd'hui est la méthyleprédnisolone sous forme d'intraveineuses fortement dosées pendant 3 à 5 jours avec peut-être, par la suite, des doses orales moins fortes et dégressives pendant 1 à 2 semaines. L'utilisation de stéroïdes permet de diminuer la durée de la poussée et sa gravité, sans toutefois agir sur l'évolution générale de la maladie.
Les traitements de fond
Plusieurs médicaments ont une indication dans le traitement de la sclérose en plaques. Tous visent à réduire le processus inflammatoire et démyélinisant.
- Les immunomodulateurs comme l'interféron bêta ou l’acétate de glatiramère, médicaments de première ligne qui ont un impact partiel sur le contrôle du processus inflammatoire, réduisant d’environ 30% le risque de survenue de poussée, et à court terme sur la progression des handicaps. Par contre, leur efficacité sur la survenue et la gravité du handicap à long terme est moins probante. Il se présente sous forme injectable, sous-cutanée ou intramusculaire. Sa tolérance est excellente hormis la survenue, en début de traitement, d’un syndrome pseudo-grippal après les injections, qui peut être prévenu par prescription concomitante d'AINS (anti-inflammatoires non stéroïdiens). Ces médicaments n’ont pas d’efficacité clairement démontrée lorsque la maladie évolue selon un mode lentement progressif.
- Les immunosuppresseurs (cyclophosphamide, mitoxanthrone…) sont utilisés dans les formes d'évolution rapide ou sévère en raison de leur toxicité.
Les traitements symptomatiques
Toujours primordiaux dans la prise en charge de la maladie, ils ont pour but de traiter les complications urinaires, la spasticité, les douleurs, la fatigue, ou la dépression. La rééducation, le soutien psychologique, les associations de malades sont fondamentaux pour la vie quotidienne des malades.

