La sclérose en plaques : A quoi c’est dû ?
Des origines mystérieuses
La sclérose en plaques est une maladie dont l'origine reste encore inconnue. Ainsi, on ne sait pas si le mécanisme inflammatoire qui détruit la myéline du système nerveux central est primitif ou secondaire. On ne sait pas non plus s’il s’agit d’une seule et même maladie ou, au contraire, d’un groupe de maladies différentes partageant une voie finale commune. Enfin, ses causes ne sont toujours pas connues avec certitude et il reste très difficile de savoir pourquoi certaines personnes sont atteintes de sclérose en plaques et d'autres pas.
Une perturbation du système immunitaire
L’hypothèse généralement admise est que la sclérose en plaques est une maladie auto-immune. De fait, l’ensemble du système immunitaire est impliqué dans cette maladie. Reste à élucider pour quelles raisons ce système, qui normalement défend l’organisme, se dérègle et se retourne contre la myéline. Il n’existe sans doute pas une cause unique, mais plutôt une combinaison de facteurs à l’origine du déclenchement de la maladie.
Un probable facteur environnemental
Près de deux millions de personnes dans le monde sont atteintes de sclérose en plaques, plus dans certains pays que dans d'autres. La carte mondiale de la prévalence de la sclérose en plaques indique que celle-ci est plus élevée dans les pays du Nord que dans les pays du Sud. Quant aux études sur les migrations des populations, elles montrent que les individus migrant à l'âge adulte conservent la prévalence de leur pays d'origine, alors que ceux qui migrent avant l’âge de 15 ans acquièrent la prévalence de leur pays d’accueil. La variation de prévalence de la maladie reflète également le niveau économique du pays, ce qui peut être en relation avec l’industrialisation, le mode de vie urbain, la pollution, les habitudes alimentaires… C’est l’hypothèse « hygiène » : le système immunitaire étant moins confronté ou confronté tardivement aux agents pathogènes, il aurait une propension à développer des maladies auto-immunes ou allergiques.
La piste infectieuse
L’origine infectieuse de la sclérose en plaques a longtemps été débattue sans que rien n'ait été démontré. Une des théories serait qu’un virus, peut-être persistant dans le corps, jouerait un rôle important dans le développement de la maladie et pourrait perturber le système immunitaire ou déclencher indirectement le processus auto-immun. Malgré le nombre élevé d'agents suspectés, aucun n'a pu encore être formellement identifié.
Une susceptibilité génétique
Si la sclérose en plaques n'est pas une maladie héréditaire et n'est pas transmise par voie génétique, elle semble favorisée par une certaine susceptibilité génétique. Ce qui expliquerait qu’elle soit légèrement plus fréquente dans les familles où elle s'est déjà déclarée dans le passé. De fait, les enfants ou les frères et sœurs de personnes atteintes de sclérose en plaques sont plus souvent atteints. De même, chez les jumeaux monozygotes, si l'un des jumeaux est atteint, le risque que le second ait la maladie est de 30%. Mais, pour l’instant, aucun gène précis n’a été incriminé.

